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CherPays de Bourges- St-Amand-Montrond- Aubigny/Nère- Vierzon |
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Une cathédrale d'avant-garde pour un monde nouveau...
La cathédrale est encore entourée des maisons à pans de bois qui témoignent de l'image de la ville médiévale. Ce sont là des critères essentiels qui ont valu à la cathédrale Saint-Étienne, son inscription en 1992 sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
Dans la ville haute, la nouvelle cathédrale gothique en construction exalte la puissance des archevêques de Bourges, primats d'Aquitaine. Figure de proue du domaine capétien face au midi de la France, la cathédrale Saint-Étienne de Bourges se devait d'être unique dans sa conception.
Le chantier
Unité de l'espace... unité du programme, le jeu des volumes intérieurs et de la lumière commande sa conception d'ensemble.
En 1195, l'archevêque Henri de Sully, assisté du chapitre des chanoines, prend la décision de reconstruire la cathédrale à partir du chevet, dans le nouveau style gothique. La partie architecturale retenue par le Maître d'oeuvre inconnu de Bourges repose sur un plan sans transept et des effets plastiques d'une grande modernité pour leur époque.
Les architectes qui ont succédé au premier Maître de Bourges ont su préserver la cohérence et la simplicité apparente du programme, l'absence de transept contribuant à l'effet d'unité de l'espace.
La lumière
Un ensemble rare de vitraux du début du XIIIe siècle, réparti sur les trois étages de l'élévation du choeur, exprime magistralement cette recherche de la "lux continua" liée à l'élan de spiritualité du XIIe siècle.
La peinture
La découverte de peintures murales à caractère emblématique (sacristie capitulaire décorée par Jacques Coeur en l'honneur de Charles VII autour de 1450) a été suivie d'une autre : les fresques de la crucifixion (sur fond de paysage maritime) et de la résurrection du Christ dans la chapelle du Breuil, datées d'environ 1475.
L'horloge astronomique
Le mécanisme est d'origine (oeuvre du chanoine Fusoris en 1424) et bien conservé, il a bénéficié d'une réhabilitation, ainsi que le cadran représentant les figures du Zodiaque, peint par Jean d'Orléans.
Le Grand Orgue, entièrement restauré en 1986, retentit sous les voûtes de la cathédrale dans toute sa splendeur.
Malgré une restauration récente, l'église n'a pas la majesté de la collégiale de Mehun dont elle dépendait, d'autant qu'un porche moderne en alourdit la silhouette. Ce manque de caractère au dehors est compensé par les bijoux qu'elle recèle : une cuve baptismale du XIe siècle, mais surtout les fresques du mur diaphragme, exécutées vers 1160 et restaurées en 1974.
Comparable à celui d'Avord, l'ensemble d'Allouis comporte quatre compartiments principaux. Au registre inférieur, l'un montre une Vierge en Majesté à droite de l'arc, et à gauche la Crucifixion.
Au registre supérieur, séparées par des anges peints au-dessus de l'arc, se voient de part et d'autre la Mise au tombeau et les Saintes femmes au Sépulcre. Comme à Brinay, un calendrier des mois est peint sur l'arc curieusement surhaussé qui sépare la nef du choeur. Les pigments rouges et ocre sont rehaussés par des touches de bleu de malachite, et du bleu profond qui trahit l'emploi du très précieux pigment de lapis lazuli. Des fresques du XIIIe siècle (scène de la vie d'un saint) sont aussi visibles sur le mur sud de la nef.
Vornay
Le portail de la Collégiale Saint-Ursin (M.H. en 1840), se situant à la rue du 95e de Ligne, tympan sculpté fin XIe, signé Girauldus, iconographie entièrement profane.
Bourges
(M.H. en 1992), 1 rue Carolus, orné de motifs géométriques.
Bourges
(M.H. en 1991), 2 bd. Auger, chapelle rectangulaire fin XIe, récemment restaurée.
Bourges